L'église

UN BIJOU ROMAN EN BERGERACOIS 

L'EGLISE DE QUEYSSAC

Un monument et beaucoup d'incertitudes

Superbe témoin médiéval jaillissant du vallon à quelques vingt mètres de hauteur, le clocher roman de Saint Pierre es liens, rayonnant de sa pureté architecturale, ne peut qu'accrocher le regard du promeneur, qui venant de Bergerac le découvre soudain, lorsqu'on aborde le village par son accès sud. De l'église romane d'origine, il ne reste plus aujourd'hui que le chevet surmonté de sa tour campanaire, mais cet ensemble constitue à lui seul, comme on va le voir, un document monumental exceptionnel. La nef actuelle est une réédification très postérieure, c'est ce qu'indique l'ordonnance de son appareil de construction. [...]

Le nom de Queyssac venant du latin Quayssacum, et donc attestant un site antique (ce que confirment les vestiges découverts autour du village), on peut se demander si l'église romane n'a pas été construite sur l'emplacement d'un culte antérieur, païen ou paléochrétien. [...] 

En l'absence de références écrites, l'hypothèse d'une fondation préorale bénédictine, semble la réponse la plus appropriée. Si l'on considère en effet, la situation de l'église dans son rapport avec le site qui l'entoure, on retrouve plusieurs éléments propres aux établissements monastiques : l'implantation dans un vallon, la présence d'un courant d'eau, l'éloignement des zones d'habitat concentré et le plan. C'est la raison pour laquelle, il y a lieu de regarder avec beaucoup de réserves certaines notes qui assimilent l'édifice à une préceptorerie de l'ordre de Malte. Ces citations n'étant, ni argumentées ni étayées par des textes, nous ne retiendrons comme crédible sur ce point que la mention d'André Goineau-Brard (in << templiers et hospitaliers du Périgord >> ed Pilote 2002- ) qui fait état d'une commanderie de Malte mais seulement au XVI eme siècle, ce qui nous éloigne très largement de la date de fondation.

Pour mémoire

Le site de Queyssac a probablement été au Moyen Age un centre religieux notable, puisque l'on connaît par archives, l'existence d'une implantation Grandmontains. Une celle (ainsi appelle t'on les édifices religieux bâtis par l'ordre fond par Etienne de Thiers en 1075 dit d'abord de Muret puis de Grandmont), aujourd'hui totalement disparue, est attestée.
Voici les informations sur cet établissement que nous a aimablement communiqué le  G E R E G  (groupe d'études et de recherches sur les Grandmontains).
<< La celle de Brédier se trouvait sur la commune de Queyssac à 400 mètres à l'Est Nord-Est de la Négrie et à 1 km au nord de la petite gentilhommière de Floyrac. Cette celle, dite Brédier fut certainement fondée au XII ème siècle. En 1295 elle avait cinq religieux et dépendait de la Visitation de Saintonge. Elle fut détruite lors des guerres de religions.
La seule trace cadastrale, figure sur le cadastre Napoléonien sous le vocable la Chapelle >>.

Description de l'ensemble roman

Les éléments conservés du monument d'origine correspondent à sa fraction orientale, que par convention on appelle le chevet, qui englobe la partie la plus sacrée de l'édifice, soit ici la travée d'avant chœur sous coupole qui supporte le clocher, prolongée du chœur-abside. C'est donc l'essentiel qui a été préservé.

  • L'extérieur

L'équilibre des masses, apanage du monde roman, s'exprime ici dans toute sa plénitude. Le clocher émerge harmonieusement des structures basses du chœur, en composant avec elles une parfaite symphonie architecturale.

Le chœur-abside polygonal, construit en assises très régulières de bel appareil vient s'appuyer à l'occident sur la puissante tour cloché. Les quatre contreforts qui contrebutent les angles du polygone dénoncent la présence à l'intérieur d'une voûte appareillée. La toiture en tuiles creuses, qui couvre cette partie de l'édifice, repose sur une corniche à modillons dont la plupart sont simplement épannelés. Mais la sculpture n'est pas pour autant absente, puisque parmi ces derniers on retrouve quelques motifs figuratifs, (têtes humaines et bucranes) qui s'inscrivent tout à fait dans la tradition que la grammaire ornementale romane réserve à la décoration des chevets.

La tour cloché, naturellement contrebutée à l'orient et à l'occident par les bâtiments qui la jouxtent (chœur et nef) est épaulée sur ses parois Nord et Sud par des contreforts plats qui s'amortissent logiquement à la hauteur de la naissance de la coupole intérieure. Dans l'angle Nord-Ouest du clocher, à sa jonction avec la nef, un massif de pierres appareillées fait saillie. S'il permet aujourd'hui l'accès à la chambre des cloches, par le biais de degrés de fer daillant sur la maçonnerie, il contenait à coup sûr à l'origine un escalier à vis. Il est important de noter que les murs de la tour sont bâtis selon des assises qui prolongent très exactement celle du chœur, indiquant ainsi une édification en continu de tout l'ensemble oriental, alors que souvent, les travaux à cette époque se réalisaient en plusieurs campagnes et s'étendaient sur de longues périodes. Ce constat, s'ajoutant aux dimensions du monument, induit l'intervention de puissants commanditaires au moment de la fondation et présuppose un rôle influent dévolu au prieuré. [...] 

Le monument tel qu'on le voit aujourd'hui est resté dans sont état d'origine. Si au fil du temps, des travaux d'entretien ou de consolidation ont bien évidemment été nécessaires, la structure générale est restée intacte, singulier paradoxe, que cette église dont on a volontairement détruit la nef, soit restée pour son chevet totalement à l'abri des troubles de l'époque.

Le clocher proprement dit, qui part du niveau où s'amortissent les contreforts et se présente à l'œil de façon totalement homogène remplit un double rôle. A son niveau inférieur le massif de maçonnerie englobe la coupole intérieure, à son niveau supérieur il abrite la chambre des cloches, qui s'élève en s'appuyant sur une corniche soutenue par des corbeaux simplement chanfreinés. Les trois baies campanaires au plein cintre parfait, qui s'ouvrent sur chacune des faces, donnent à ce puissant ouvrage, une impression de légèreté, en même temps qu'elles attestent haut dans le ciel, le symbole trinitaire. Un toit à quatre pentes coiffe élégamment la tour, il reçoit aujourd'hui des tuiles plates mais le degré d'inclinaison des versants et des croupes, dont le profil est resté sans doute fidèle au tracé d'origine, indique un ouvrage destiné à accueillir des lauzes.[...]

  • L'intérieur

A Queyssac lorsque l'on pénètre dans la nef moderne, l'œil est très vite attiré par l'arc doubleau en plein cintre, ouvert dans le mur oriental, qui donne accès à une travée sous coupole, là commence la partie romane du monument. Cet espace sous coupole, entre nef, et chœur, souvent appelée << travée d'avant chœur >> et généralement ouvert aux fidèles, présente ici la particularité d'être directement solidaire de la partie sacrée, comme l'indique l'emmarchement qui le surélève par rapport au sol de la nef. Cette spécificité conforte l'hypothèse d'un établissement monastique, dans la mesure où, ainsi matérialisé, il semble constituer le siège d'un chœur liturgique.

Dès l'entrée on est frappé par l'importance des organes de soutènement, mais sachant que ce carré, supporte, outre la coupole, la masse que représente la tour campanaire, on en comprend la raison d'être. Le dispositif est composé de deux arcs doubleaux (arcs transversaux par rapport à l'axe Est-Ouest du monument) et de deux formerets (arcs établis dans le sens longitudinal, contre la paroi des murs latéraux). Les doubleaux sont à double rouleau (arcs superposés épousant la même courbe), le rouleau inférieur s'appuie par l'intermédiaire de puissants chapiteaux sur des demi colonnes engagées à dosseret, le rouleau supérieur repose sur des piles, établies à l'arrière des premiers dosserets, dont la forte épaisseur les rend propre à recevoir en même temps la retombée des formerets édifiés contre les gouttereaux Nord et Sud. On notera qu'ici les faces frontales des arcs sont verticales, alors qu'on les voit souvent, avec une amorce d'inclinaison dans les travées à coupoles sur pendentifs. Le plan de cette travée la faisant apparaître plus large que profonde on comprend que c'est l'épaisseur des formerets qui rachète cet écart pour générer des aplombs en carré parfait. Les vides en forme de triangles, engendrés par la courbe des arcs à leurs retombées sur les supports, sont classiquement garnis par des pendentifs dont la courbure rachète ledit carré pour préparer le cercle. La coupole parfaitement hémisphérique qui culmine à 11 mètres environ, vient s'appuyer sur le support circulaire constitué par les sommets des arcs et des pendentifs, elle est percée d'un oculus zénithal, (que l'on dit symboliser le regard de Dieu). Un badigeon la recouvrant à l'intérieur et des gravats s'étant accumulés sur l'extrados, on ne peut dire si elle est appareillée ou en blocage. De cet imposant ensemble dont le but premier est de soutenir, se dégage une impression d'harmonie, témoignage de cet équilibre qui caractérise l'architecture romane. [...]

A l'orient de la travée s'ouvre le chœur-abside. Le chœur, zone ainsi appelé car il se situe à l'emplacement où se tenaient les chantres, correspond à la partie ou les murs latéraux rectilignes son couverts d'un berceau plein-cintre, il est prolongé par l'abside lieu réservé à l'autel, représenté ici par le polygone à trois pans, vouté d'un cul de four à arêtes. Un bandeau à chanfrein marque la naissance du berceau et du cul-de-four. Un badigeon recouvre les voûtes, mais à cet endroit, on peut affirmer sans risque d'erreur que l'ouvrage est appareillé. En règle générale on trouve un cordon ou une moulure, voir des colonnettes, qui matérialisent dans le sens vertical, la démarcation entre la partie chœur et la partie abside, mais ici, l'ensemble se développe sans transition. Dans le même esprit que dans le carré sous coupole, les murs du chœur et de l'abside sont scandés par des arcs d'applique en plein cintre. Chacun des trois pans qui ferment le polygone, porte une simple arcade, les retombées se conjuguant aux angles. Les murs sous berceau sont eux élégis de deux arcs. Comme dans le carré, aux contacts des dosserets, les arcs reposent sur des piliers à tablettes, alors que les autres appuis se font sur des colonnes dont les chapiteaux sont très simples (tailloir à chanfrein, corbeille cubique sans décoration et astragale sous caver). Les fûts cylindriques des colonnes sont composés de deux monolithes superposées, égaux en dimension, avec à leur point central de jonction un léger renflement, leurs bases sont décorées de deux tore encadrant une scotie. Cet ensemble, colonnes et piliers est établi sur un stéréobate, qui ceinture le chœur et l'abside. A l'intérieur du chevet, l'examen de la première assise des murs, montre une réduction de leur hauteur, ce qui traduit un phénomène que l'on retrouve à peu près partout dans les églises de cette époque, la surélévation des sols par rapport à leur niveau d'origine. L'éclairage du chevet est très parcimonieux puisqu'il se limite aux seules trois fenêtres du chœur-abside, ces ouvertures sont à linteau monolithe, excavé d'un arc plein cintre, leurs larges brasements s'étendent à l'appui. L'église est selon la tradition, orientée << chœur à l'est >>. Contrastant avec la sobriété générale, la baie axiale est pourvue de colonnettes ornées de tore établie sous arc plein-cintre dans l'ébrasement, mais il n'est pas certain que ce dispositif soit d'origine. Les deux autres fenêtres s'ouvrent respectivement au Nord et au Sud et en prenant en compte le portail occidental, le monument marque ainsi les directions des points cardinaux.

  • La sculpture

Elle est à Queyssac, presque inexistante. Il ne faut cependant pas ignorer, outre les quatre modillons du chevet déjà cités, les deux visages à l'expression sereine, au chef ceint d'un large bandeau et portant barbe qui au sommet du doubleau qui ouvre sur la travée d'avant chœur, regardent l'un la nef, l'autre le chevet. On pourrait les croire simplement décoratifs, mais du fait de leur position bien particulière, ils ont sans doute un sens, mais lequel ? Représentent-ils les fondateurs de l'église ? En symbolique romane, on sait que la barbe personnifie la sagesse et lorsqu'elle est longue le grand âge, doit-on y voir des << Sages >> dont il faut suivre l'exemple ? 

Au plan plastique, l'absolue sobriété de ces représentations évoque le premier roman, ce qui contribuera à étayer le chapitre qui suit. Pour la bonne règle disons un mot du chapiteau à demi sculpté que l'on voit dans l'abside, le motif est bien roman qui a fait penser à un réemploi, mais nous y voyons plutôt un début d'essai, dans le cadre d'un projet d'ornementation qui n'aurait jamais été exécuté.

  • La datation

Dater un monument médiéval n'est pas simple, devant St Pierre es Liens on est partagé. En effet certains éléments ont un caractère archaïque qui pourrait évoquer le milieu du XIème. Nous pensons : aux sculptures dont nous venons de rendre compte, aux chapiteaux cubiques totalement dépourvus de décoration, aux monolithes qui constituent les fûts de colonnes, à la frugalité de traitement des baies campanaires, aux maladresses d'exécution de la maçonnerie, à l'étonnante sobriété de l'ensemble de l'édifice, et en regard de cela, des élévations soigneuses de bel appareil et une bonne maîtrise du projet architectural montrent une grande maturité. Jean Secret dans sa très brève note sur l'église, la donne comme étant de << l'extrême fin>> du XIème, siècle, donc, autour de 1080 / 1090, nous nous rangerons donc à cet avis qui paraît en effet pertinent.

 

LES SINGULARITES ARCHITECTURALES ET LES PROBLEMES QU'ELLES SOULEVENT

  • Dans la travée sous coupole

On constate ici une anomalie. Les gouttereaux comme on l'a vu, sont élégis d'arcs d'applique. Or dans cette travée, les piliers qui reçoivent coté occidental la retombée de l'arc, sont partiellement recouverts par la maçonnerie des piles qui soutiennent le doubleau. Ceci pourrait laisser croire à deux campagnes successives, la seconde s'étant greffée sur un existant antérieur. Mais on comprend aussitôt que cette hypothèse n'est pas en cohérence avec la remarquable régularité de l'appareil du parement extérieur, qui s'étend sans interruption de l'abside à la tour clocher et indique une édification d'un seul jet.

Il faut donc chercher ailleurs. En poursuivant l'examen on voit que les arcades aveugles de l'ensemble du chevet reposent sur des colonnes, sauf aux six angles où elles sont au contact des piles qui supportent les doubleaux, où là en effet, les colonnes ont remplacée par des piliers carrés. Donc, ces emplacement ont bien été conçus dès le départ pour être intégré au dispositif de soutènement de la coupole et donc en une seule campagne.

La conclusion devient donc claire : il y a eu dans l'exécution une erreur de mesures et le maître de l'œuvre a racheté cette maladresse en faisant chevaucher partiellement les fortes piles support des doubleaux, sur les piliers qui reçoivent la retombée des arcs d'applique.

  • Dans la nef

Nous nous trouvons ici devant une véritable énigme que nous ne prétendons pas résoudre, au moins allons nous tenter d'en faire la meilleure approche possible. Il s'agit de vestiges, comme on le voit sur le plan, de colonnes engagées à dosseret, établies contre le mur oriental de la nef, de part et d'autre de l'arc triomphal. Ces colonnes sont partiellement arasées, mais les restes sont suffisants pour qu'on les interprète.

En premier lieu on découvre qu'elles sont solidaires des colonnes de soutènement du doubleau, les assises étant homogènes et les liaisons ininterrompues. Il y a donc eu contemporanéité entre ces différents membres d'architecture, et l'hypothèse d'un ajout postérieur est à éliminer. De plus, le dosseret venant en débordement de chaque coté de la colonne, indique la présence d'arcs se développant dans l'axe Est-Ouest, c'est à dire dans le sens longitudinal de la nef. Mais quelle nef ? La question se pose en effet, puisque le vaisseau actuel est une reconstruction. On sait cependant qu'après une démolition, il y a présomption de réédification sur les structures de l'ancien monument. Respect du passé et réutilisation des fondations existantes y prédisposent. Si l'ont accepte qu'il y ait superposition de la configuration actuelle avec le plan d'origine, on est en présence d'une nef plus large que le chœur, un tel schéma est recevable (on le voit a Bussières Badil par exemple), mais à la condition expresse que cette nef débouche un transept.

D'où la conclusion logique : les arcs dont les colonnes support demeurent ouvraient sur des croisillons de transept. Cette démarche serait parfaitement satisfaisante, et n'appellerait pas d'autres commentaires, si elle n’était en contradiction avec le constat qui suit : lorsqu'il y a dans la même église travée sous coupole et transept, les bras du transept naissent toujours sur les cotés de la travée qui porte la coupole et jamais en arrière de cette structure. On serait alors devant un exemple, à notre connaissance, unique en Périgord de transept venant en aval d'une travée d'avant chœur sous coupole. Avec au crédit de cette configuration un argument (bien mince), que les moines se soient réservés la travée sous coupoles, pour y établir, comme nous l'évoquions plus tôt, leur chœur liturgique, en décidant de renvoyer, contre la coutume, le transept en aval. Le problème reste donc pendant.

Mentionnons, pour clore ce chapitre, une autre hypothèse, (peu vraisemblable étant donnée la structure fédérale de l'édifice), que ces vestiges représentent le départ d'une série d'arcs construits en continu jusqu'au mur occidental de la nef. Étant parti d'un vaisseau central flanqué de collatéraux, le tout sous charpente, les investigations que nous avons faites dans les comble ne laissent apparaître aucune trace de départ de voûte appareillée. Or en architecture romane, les collatéraux débouchent toujours sur un transept, ce qui nous renvoie à la situation précédente. Peut-être un jour la découverte d'un document permettra-t'elle d'avoir une réponse, pour l'heure contentons nous d'appeler cette énigme << la part du mystère >>.

 

ADDITIF D’AOUT 2011

UNE AUTRE HYPOTHESE : UNE NEF A FILE DE COUPOLES

La file de coupoles a joui en Périgord pendant la période romane d'une grande faveur. Si, St Etienne la Cité à Périgueux ou Trémolat en sont de remarquables exemples, on rencontre aussi ce type architectural dans des églises rurales beaucoup plus modestes. Donc pourquoi pas à Queyssac ? 

Lors de l'étude des lieux nous avions bien évidemment pensé à un tel dispositif. Toutefois nous ne l'avions pas retenu, étant très influencé par l'absence dans les combles de toute trace de départ de la couronne de support qui permet l'édification dune calotte, comme on en voit généralement les restes en pareil cas, après désordres ou ruine. [...] 

Les hypothèses explorées ne débouchant que sur des anomalies architecturales contraires aux principes de l'art roman, la maturation de la réflexion oblige à faire retour à cette proposition de file de coupoles, qui aurait du point de vue architectural l'avantage de rendre toutes les parties cohérentes entre elles. En ce cas les restes de colonnes visibles dans la nef seraient le départ des formerets encadrant une deuxième travée sous coupole et la nef actuelle aurait donc été reconstruite tardivement sur un plan élargi sans rapport avec le parti initial qui, dans le cas d'une file de coupoles, aurait vu les murs gouttereaux de sa nef établis dans le prolongement des murs Nord et Sud du chœur et de l'avant chœur. [...]

 

REMARQUES AUTOUR DES VESTIGES VISIBLES A L'EXTERIEUR AU NIVEAU DE LA JONCTION << CHOEURS ANCIEN - NEF MODERNE >>

  • Au nord : La présence ici d'une tour d'escalier pour conduire au clocher, construite hors œuvre, est incontestable.
  • Au sud : Il s'agit très certainement des traces du raccordement de bâtiments monastiques édifiés au sud de l'église et qui venaient s'appuyer sur son flanc.